Les Start-ups de la semaine #1

Ces post auront pour but de présenter régulièrement quelques start-ups lilloises ou non, afin de parfaire votre connaissance du milieu et de faire le point sur les dernières idées qui montent. Enjoy !

Scrap & Chocolates

Entre Machu Picchu et Nazca naissent des idées. C’est ce que Corentin Desplanques et Viannay Dhalluin, étudiants à l’Iteem, une école d’ingénieur manager entrepreneur, nous montrent à travers la création chocolatée et  sophistiquée : Scrap and Chocolates.

Leur intention est d’allier le goût d’un chocolat grand cru à l’agréable vue d’un emballage confectionné selon les principes du scrap booking par Carmen Adrianzen, une infirmière et mère de famille péruvienne dont C. Desplanques a fait la connaissance lors de son stage de huit mois dans le musée de chocolat péruvien ChocoMuseo.

Actuellement sur Mymajorcompany.com pour y lever des fonds, la start-up obtient tous les jours de plus en plus de soutien de la part des internautes. L’objectif des deux jeunes entrepreneurs est de pouvoir lancer leur entreprise dans 6 mois en proposant une dizaine de chocolats grands crus et cinquante emballages différents qui s’offriraient lors d’événements et pour des grands amateurs de chocolat !

Launchkey

Gagnant du Startup Weekend de Las Vegas en 2012, la team de 3 formée de Geoff Sander, Yo Sub Kwon, et Devin Egan est sortie de 54 heures de travail acharnées avec un business plan qui a su convaincre les juges présents. En effet, ceux-ci ont été séduits par l’idée d’empêcher le hackage de compte sur internet, et trouver ainsi un nouveau moyen de se connecter sans risque.

Launchkey propose un nouveau moyen de s’identifier via internet : on entre un identifiant ainsi que son numéro de téléphone et tout le reste se déroule sur le téléphone de la personne grâce à l’application Launchkey  (disponible gratuitement sur AppStore), cela nécessite en effet d’avoir un Smartphone.

Ils ont réussi à convaincre un certain nombre de sociétés de se joindre à leur système et actuellement, toujours sur la vague du succès, la start-up fait parler d’elle par sa nomination au  The Inc. 30 Under 30 Award 2013. Un prix qui vise cette année à récompenser les créateurs d’entreprise et de start-ups brillantes. C’est l’un des prix les plus importants à l’intention des jeunes entrepreneurs.

Launchkey est récompensée  aux côtés  de 30 autres start-ups toutes aussi prometteuses comme HireVue qui permet de remplacer les CV par une présentation vidéo du postulant lui-même ou Lark Technologies une autre start-up guidant l’utilisateur dans sa journée en lui indiquant ses heures de sommeils de détente et de travail optimal.

Rita Muribia

Retour sur les Pigeons

Rhouu ! C’est lundi 14 janvier dernier qu’étaient lancées par Bercy les “Assises de l’entrepreneuriat”[1], dont le but avoué est de réconcilier le gouvernement avec les entrepreneurs mécontents en promouvant l’entrepreneuriat auprès des français. L’occasion pour nous de revenir sur le mouvement des Pigeons, qui a provoqué des remous sur la scène politico-économique française en fin d’année 2012.

A l’origine du mouvement des Pigeons, qui s’est cristallisé sous la forme de +70k membres sur Facebook et des nombreux followers du hashtag #geonpi sur Twitter, le projet de loi sur les finances (PLF)  2013.  Plus précisément, c’est  l’article 6 du budget (en regardant le texte dispo ici, on peut se dire que c’est l’article 10 qui est en cause mais peu importe) que les Angry Birds français incriminent. Cet article prévoyait à l’origine la taxation marginale des plus-values de cession entre 42,5% et 62,2%. Autrement dit, et de manière schématique, la vente de tout ou partie de votre entreprise, ce qui peut permettre d’augmenter son capital et de produire de la croissance,  serait taxée au niveau de ses bénéfices à hauteur de 42,5 à 62,2% ! Une catastrophe pour les start-upers, les business-angels et les capital-risqueurs. Les deux derniers, ne voyant plus les risques pris à travers leurs investissements (dans des start-ups de croissance) compensés par les plus-values des success story qu’ils soutiennent, se verraient contraints de réfréner leur soutien à ces jeunes pousses. De nombreux business-angels envisagent même de fuir la politique fiscale française, jugée instable et étouffante, pour aller s’installer ailleurs en Europe. Quant aux créatifs et porteurs de projet qui veulent se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise, ils se verraient pour beaucoup bien vite contraints de mettre la clef sous la porte, faute de capital pour développer leur activité.

Pour protester contre ce projet de loi, le mouvement des Pigeons a pris son envol à l’instigation de Jean-David Chamboredon, président du fonds de capital-risque Isaï dès la fin du mois de septembre. Riche de sa dynamique sur Facebook et Twitter, le mouvement a aussitôt pu entrer en contact avec le gouvernement pour proposer des solutions et réclamer une modification du projet de loi. Parmi les propositions du mouvement, un abattement de 15% sur l’imposition au barème des plus-values pour tout entrepreneur ou investisseur qui ne se serait pas versé de dividende pendant le temps où il aurait détenu une part de l’entreprise[2]. Ce système permet de récompenser la patience des détenteurs de capital de PME innovantes, qui réinvestissent tout dans leur développement. Cela aurait donc permis un soutien efficace des start-ups de croissance. Le gouvernement a aussitôt réagi mais pas de la manière escomptée en inscrivant dans le projet de loi un abattement d’impôt pour les “créateurs d’entreprise” selon leur durée de détention des actions : 20% après deux ans, 30% après quatre ans et 40% après six ans. Cependant, cet amendement n’est pas issu de la concertation et n’est donc pas approprié au problème des Pigeons, puisqu’une start-up se construit très rapidement et doit être apte à vendre dans des délais plus brefs qu’une PME classique, ce que les conditions pour bénéficier de cet abattement ne permettent pas.

Afin d’apaiser le débat et de permettre les négociations, la page Facebook des #geonpi a été fermée le 29 octobre, et le mouvement dissous. Cependant, l’Assemblée Nationale ayant adopté définitivement le budget le 13 décembre dernier sans tenir compte des propositions des Pigeons, il se peut que le mouvement refasse surface, comme le laissaient suggérer fin décembre certains entrepreneurs comme Denis Payre. En tout cas ces acteurs sont toujours au travail pour tenter de faire entendre leurs arguments auprès du gouvernement français. Par exemple, grâce à la création d’un tout nouvel indicateur, le Fibamy. Comprendre “French Internet Business Angel Money Yardstick”, qui permet de déceler les premières conséquences de la loi sur les finances 2013 : les investissements des “business angels” dans les start ups françaises ont diminué de 30% en valeur au dernier trimestre 2012[3]. Des chiffres à prendre avec prudence toutefois car l’indicateur ne couvrirait que 10 à 20% en nombre des business angels français. Il reste toutefois clair pour ces protestataires que la situation en France est contradictoire en cela que l’on contrarie les business angels alors que leur activité est déjà 30 fois moins développée qu’aux Etats-Unis par exemple. Pour eux, la croissance et l’emploi en France ne peuvent passer que par les PME et c’est le message qu’ils veulent faire passer pour préserver leur activité.

 

Par Charles Lhuillier @ChLhuillier


[1] Fleur Pellerin, la ministre chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numériques, a lancé ce 14 janvier les premières Assises de l’Entrepreneuriat, à Bercy.

Ces Assises seront organisées autour de 9 groupes de travail, réunissant 250 entrepreneurs, salariés, experts, représentants des organismes d’aide à la création d’entreprises et responsables politiques qui devront émettre des propositions afin de stimuler le tissu des start-up et PME en France.

Les Assises concernent 9 principaux axes de réflexions :

- Diffuser l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes ,  Asseoir un cadre fiscal durable pour l’entrepreneur,  Mobiliser tous les talents pour la création d’entreprise, Proposer de nouvelles sources de financement pour les entreprises, Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat « responsable », Stimuler toutes les formes d’innovation dans l’entreprise, Offrir à l’entrepreneur un accompagnement « global » et sur mesure, Réussir la projection précoce des PME à l’international, Inventer l’entreprise du « futur » -

Les leçons de Mondragon à l’entrepreneuriat social

 

Alors que l’économie collaborative connaît un succès toujours grandissant, que l’Economie sociale et solidaire n’est plus réservée à une démarchez militante. Alors que Business Model Generation a accompagné l’émergence de nombreux nouveaux modèles économiques et que Google, Facebook et autres Twitter sont réputés être de beaux havres de paix pour leurs salariés ; je me suis penché sur un cas un peu différent, plus anciens mais ayant fait ses preuves et pouvant inspirer nos nouveaux modèles économiques et notre accompagnement de l’innovation.

La Corporation Mondragon regroupe 250 entreprises, la moitié des coopératives aussi, des secteurs de l’industrie, du commerce, de la finance et de l’éducation : banques, fonds sociaux indépendants, universités en passant par les appareils ménagers, les composants pour l’industrie automobile, les robots et d’autres produits de haute technologie. Toute reposent sur le même principe, les membres de la coopérative sont égaux et l’humain prime sur le capital ! Chaque membre participe donc de la gestion, des décisions stratégiques et la démocratie règne chez les « socios » de la Corporation Mondragon mais surtout :

  • 2% du CA de chaque coopérative va à un fond de solidarité
  • 45% des bénéfices vont à un fond de réserve
  • 2% du CA consacré à l’Université de Mondragon
  • 10% du CA vont à un fond permettant de développer de nouvelles coopératives
  • les coopératives largement bénéficiaire accueillent les emplois détruits dans celles plus en difficulté

Résultat, avec 35,000 employés la Corporation Mondragon est le premier groupe industriel basque et le septième espagnol, mais surtout elle a trouvé un moyen de sortir le pays-basque de la crise industrielle des années 70-80 avec un modèle largement exportateur et humain.

Nous sommes donc en présence d’un modèle, viable économiquement et particulièrement intéressant dans sa gestion de l’humain et de l’adaptation aux soubresauts de l’économie.

Comment alors mettre en perspective ce modèle avec l’entrepreneuriat social et solidaire actuel qui va des mutuelles vieillissantes et cherchant un nouveau souffle économique à tout l’économie collaborative où la valeur ajoutée « sociale » est plus dans le service rendu au consommateur que dans l’organisation même de l’entreprise.

La taille et la robustesse de Mondragon sont des atouts majeurs, permettant évidemment de rendre possible cette gestion des emplois, d’avoir des fonds stables pour financer le secteur de l’éducation et pour investir dans de nouvelles entreprises pour le groupe. Mais Mondragon est parti d’un petit atelier ! C’est dès la création, et même avant, qu’on choisit ce qu’on veut en faire.

Le choix a été fait de développer un système hétérarchique, permettant d’aboutir à un groupe dont la structure est dynamique, s’adaptant aux variations du marché et à la pointe de l’innovation. S’il est évident que cette entreprise n’est pas l’exemple absolue et n’est pas la seule façon d’apporter une composante sociale à l’entrepreneuriat, il me semble important d’incorporer la réflexion sur l’organisation, la structure, le mode de fonctionnement de l’entreprise à tout le travail actuel sur l’ESS et l’économie collaborative.

L’hétérarchie, l’Open innovation, la place des salariés, le dynamisme et la capacité d’adaptation sont autant de questions aujourd’hui un peu laissées de coté par le mouvement Economie Collaborative (si tenté qu’il existe). Pourtant y répondre et en formaliser les processus et points fort permettrait l’émergence d’un pan nouveau, actualisé, de l’entrepreneuriat répondant à beaucoup de problématiques économiques actuelles.

 

Par Nicolas Terpolilli // @NTerpo

L’entrepreneuriat social : une typologie

 

L’entrepreneuriat social est une notion véhiculée depuis maintenant plus de 30 ans. Elle a d’abord concerné les initiatives à but non lucratif ayant pour but de d’agir sur un problème de société, la réinsertion par exemple. Néanmoins, lors de son développement, on remarque que de très nombreux projets, organismes ou encore formations se sont référés à l’entrepreneuriat social sans forcement répondre à une définition commune mais animés par un objectif similaire : la mission sociale. L’entrepreneuriat social est alors simplement défini comme « un mouvement affirmant une autre manière de consommer, d’épargner, de travailler, d’entreprendre »[1].

 

Il est pourtant difficile de parler d’entrepreneuriat social pour tous ces secteurs. De même qu’on parle de startup une fois l’acte d’entrepreneuriat accompli, pourquoi les termes startup sociale, entreprise sociale ne s’appliquent il pas avec autant de facilité ? La raison vient du fait que l’entrepreneuriat social a été développé comme une notion, comme le fait de « mettre du social » dans son activité. Les termes startup sociales, entreprises sociales sont à utiliser pour les activités à dimension pleinement sociale au sens de la définition du réseau européen EMES : si la nature de l’activité économique de l’entreprise est liée à sa mission sociale. L’entrepreneuriat recouvrira alors ces domaines mais inclura en plus certaines initiatives d’associations et d’entreprises « classiques ». A titre d’exemple  Danone ne peut pas être qualifiée d’entreprise sociale mais l’initiative de la Grameen Danone avec Yunus fait pleinement partie de l’entrepreneuriat social.

 

Quelle est l’importance de séparer ainsi tout en laissant une notion surplombante ? Il s’agit de montrer la diversité des initiatives et surtout de souligner leur nombre conséquent. Afin de montrer les bienfaits de ces démarches et de les démocratiser il faut qu’elles soient visibles au plus grand nombre. Le social est une dimension incrémentale, c’est à dire qu’il n’y a pas de révolution mais des évolutions à faire progresser dans la société. La dimension sociale peut être soulignée dès lors qu’il y a des personnes employées dans une entreprise car on crée de l’emploi, on crée de la richesse pour les salariés. Mais cette vision n’est plus valable, chaque entreprise le fait déjà. La dimension sociale serait alors de faire plus, de rajouter de l’humain. Si aujourd’hui toutes les entreprises respectent les droits de l’homme, rémunèrent décemment, alors faire du social c’est faire plus que ca. « Mettre du social » dans son entreprise, c’est être au dessus des normes sociales de la société.

 

Mais attention, cette notion générale est à destination du grand public. Si nous voulons que l’entrepreneuriat social se développe, si nous voulons œuvrer pour une société plus sociale, il faut l’appui des services publics. Pour cela, il faut être capable de présenter un ensemble clair et chiffré de l’entrepreneuriat social. C’est pour ca qu’une définition sur la finalité d’une entreprise sociale et les moyens pour y parvenir doit être choisie. A partir de celle ci, on pourra chiffrer le nombre d’entreprise sociale mais surtout leur impact, le fameux « social return on investment ». Il a déjà été mesuré plusieurs fois au Royaume Unis, on compte alors le nombre de SROI. Un SROI de 4 signifie que pour 1euro investit, 4 ont été reversés à la société (au sens large : diminution des couts des prestations, augmentation des recettes fiscales, réduction des actes de vandalisme, de la consommation de drogue dans le cas de la réinsertion en milieu difficile).

 

Par L. Mauger ( @lmg_1)


[1] Développer l’Entrepreneuriat social, Le livre Blanc réseau Avise

L’Entrepreneuriat dans les écoles françaises

 

 

Soutenons nos pigeons!

 

La Conférence des Grandes Ecoles (CGE) vient de publier une étude (1) montrant les efforts des écoles d’ingénieur et de commerce en matière d’entrepreneuriat.

97 % des grandes écoles se considèrent comme « entrepreneuriales ». C’est positif!

 

Pourtant, seulement 63 % d’entre elles s’affirment prêtent à ouvrir leur communication sur la promotion de l’entrepreneuriat à destination de leurs futurs élèves. L’entrepreneuriat n’attire pas  dans les brochures.

 

Il s’agit d’un problème culturel: la peur française de l’échec, perçu comme une honte ! Le manque de reconnaissance envers l’entrepreneur est donc présent, inutile de rappeler la révolte des « pigeons » lésés par le gouvernement (2).

 

Changeons les choses : comme les grandes stars du net américaines, regardons l’échec comme moteur de l’amélioration. Mieux, réduisons la prise de risque financière, créons un programme national de soutien à l’entrepreneuriat, popularisons l’entrepreneuriat, utilisons le comme porte de sortie de la crise. En entreprise, comme en politique, il faut innover !

 

Heureusement, StartNup soutient l’entrepreneuriat à l’Ecole Centrale de Lille et dans la métropole lilloise! Sa trentaine de membres organise cette année deux Start-Up Week Ends et une Week’up. Continuons à faire de l’entrepreneuriat une belle aventure! Pour participer ou obtenir plus d’infos sur le prochain Start-Up Week end, rendez-vous sur http://lille.startupweekend.org

 

 

 

Matthieu Carruel pour StartNup

 

1. http://www.cge.asso.fr/actualites/entrepreneuriat-etudiant-ou-en-est-on

2. http://www.huffingtonpost.fr/olivier-toutain/geonpi-entrepreneurs-france-pigeons_b_2009115.html?utm_hp_ref=france

Mise en place d’une veille StartNup

80% du chiffre d’affaires des entreprises provient de produits créés il y a moins de 3 ans. Il est donc primordial pour nous de s’informer et de vous informer sur les innovations technologiques et entrepreneuriales qui façonneront les entreprises de demain.

 

C’est dans cette optique qu’une Veille a été mise en place cette année par le Pôle Communication de Start’n’up Lille.

Les Veilleurs sont une dizaine à éplucher les journaux et à parcourir internet afin de vous fournir, chaque semaine, nos rapports sur les innovations à venir.

 

Un partenariat avec la chaire e-commerce de l’Ecole Centrale de Lille va bientôt permettre d’associer nos domaines de Veilles respectifs et nos outils. Nous espérons ainsi varier les sujets abordés.

 

A bientôt !

 

Les Veilleurs StartNup

L’expérience Startup Weekend

Damien Cavailles, participant du 3ème Startup Weekend de Lille partage son expérience et son actualité post-swlille !

 

 

Peux tu te présenter en quelques mots : qui es tu ? quelle formation ? qu’est ce que tu faisais avant de participer au Startup Weekend ?

 

Je m’appelle Damien Cavaillès. Je suis étudiant à l’ISEN. J’ai donc une formation Ingénieur orientée vers les nouvelles technologies dont l’informatique. Avant le Startup Weekend je faisais un stage dans une petite société de service Web/Mobile à Lille.

 

Tu codais en quel langage ? tu as toujours aimé coder ? Ce que tu avais fait avant était strictement scolaire ou tu avais pu développer tes propres projets ?

 

Je suis un peu touche à tout. En ce moment je fais beaucoup de développement Android. J’ai aussi des bonnes compétences en Web (JS/PHP), ainsi qu’une bonne maîtrise en DotNet.

En effet, j’ai toujours aimé codé. Quand j’étais au collège, je faisais des sites web avec Dreamweaver et mon livre de chevet était “Programmer en C/C++” de C.Delannoy.

Les projets sur lesquels je travaille en cours sont pour la majorité des projets personnels, les quelques exceptions sont des projets de recherche. J’ai également participé au concours id’Mobile d’Alten, j’ai aussi travaillé dans une équipe de 4 devs à la réalisation d’un site E-Commerce.

 

Premier Startup Weekend ? Comment as tu connu ? qu’est ce qui t’a décidé à t’inscrire ?

 

C’était mon premier Start-Up Weekend. J’avais déjà assisté aux pitchs finaux du Startup Weekend de Lille #2. J’ai entendu parler du SWLille via le réseau Métalan, qui comprend quelques centraliens. J’avais également assisté au MashUp pendant Week’Up.

 

En voyant la bonne expérience qu’avait eut les participants, il m’a paru indispensable d’essayer par moi-même. Au pire, un Startup Weekend n’est jamais un week-end perdu !

 

Tu y allais pour quoi ? tu avais certaines craintes ?

 

J’y suis allé sans attente particulière. J’aurais pu passer le weekend à développer ou à réfléchir sur une idée. Je pense que je voulais surtout rencontrer des gens, voir quelles sont les compétences-clés d’une équipe de Startup. Je n’avais pas vraiment de craintes.

 

Comment s’est passé l’évènement globalement ?

 

No Talk, All Action ! J’étais venu avec un ami, un dev aussi. On s’est mis dans une équipe où le porteur de projet avait déjà bien travaillé son idée, Kojoa.

On a analysé les cas utilisateurs, on a choisi ceux que l’on voulait favoriser. On a construit notre solution qui est assez différente des solutions habituelles dans le Co-voiturage. Enfin, on s’est fixé les objectifs en terme de MVP (Minimum Viable Product NDLR).

C’est là qu’a pris tout son sens la devise de Startup Weekend. Le Talk était fini, maintenant c’est “All Action” ! On a développé la solution en une quinzaine d’heure et le dimanche après-midi, on était parti en ville faire des tests “grandeur nature”.  On a même eut la bonne idée de filmer ces tests ce qui a donné notre vidéo de pitch. On a passé une bonne journée. Au final on a préparé le pitch à deux une quinzaine de minutes avant le début de la séance. Lorsque le pitch a pris fin, le Startup Weekend était derrière nous. Nous étions contents, et épuisé =D

 

Comment était ton équipe ? quels étaient les différents rôles et comment les avez vous attribués ?

 

Mon équipe était très technique.

Maxime, le porteur de projet, est une expert des Startup Weekend, il est le fondateur de Startnup à ce qu’il parait. Maxime a surtout passé le week-end a confronter notre idée avec les mentors. Il a construit avec eux le plan de déploiement, le buisness-model ainsi que la stratégie d’acquisition d’utilisateurs. Il a également touché au développement ponctuellement.

Axel, centralien également, n’avait pas de compétences en dev. Il s’est transformé en designer. Armé de son Paint, il a constitué l’image de Kojoa et les éléments graphiques pour l’application et la communication. Je pense qu’il ne savait pas qu’il avait ce genre de compétences.

Benjamin est un développeur JSF dans la vrai vie. Ce sont surtout ses compétences en PHP qu’il a utilisé pour Kojoa.

Vincent était venu avec moi. Il est étudiant à l’ISEN et était très attiré par l’entreprenariat. Son domaine est le développement Mobile. Il avait déjà touché au “web mobile”, son experience la plus forte, c’est l’Android. Je sais qu’aujourd’hui, il travaille sur de l’iOS, rien ne l’arrête.

 

Nous avons travaillé en Scrum. En bonne équipe auto-gérée, nous avons chacun touché à un peu toutes les parties en fonction de nos compétences et de nos préférences. Nous faisions des petites itérations d’une heure ou deux et des tâches de maximum 30min. C’était très vivant !

 

Tu peux nous parler un petit peu de votre projet ?

 

Kojoa est une solution de co-voiturage dynamique. Kojoa est simple à utiliser. Il vous suffit de Check-In dans un KojoSpot en indiquant votre KojoSpot de destination. Les conducteurs passant à proximité seront notifiés de votre présence et invités à s’arrêter pour un co-voiturage spontané !

 

Quelle techno utilisée ? c’était ce que tu préferais ou pas ?

 

Pour développer l’application en si peu de temps, nous étions obligé de faire du Web. Nous avons donc fait notre solution avec jQuery. Le WebService était composé de quelques scripts Php. Si on avait les compétences, on aurait fait le serveur avec Rails. Franchement, le MVP était une preuve de concept. C’était franchement pas très optimisé et pas très solide. J’aurai préféré coder des applications natives.

 

Vous êtes allé jusqu’à où dans le code ? A t’il fallu que vous preniez des décisions importantes / faire des choix vis à vis des techno et du dev en raison du temps limité ?

 

On a développé la Main Feature ainsi que quelques petites fonctionnalités. C’était assez difficile de gérer le Scrum. D’habitude on a le temps d’implémenter la Main Feature en quelques itérations. Là on a passé le Week-end dessus.

On a clairement choisi les technos que nous pourrions mettre en place le plus rapidement possible. Bien sûr la solution n’était parfois pas adaptée. Par exemple, il est plus simple de mettre en place dans un premier temps, un polling que des pushs.

Bien évidement, nous n’avons pas fait de Test Driven. Une tâche était testée sur le tas, quand la suivante se mettait à fonctionner par dessus. C’était fun !

 

Finalement résultat du weekend ? qu’est ce que tu en retires personnellement ? as tu l’impression d’avoir appris ? d’un point de vue developpement ? à un autre niveau ?

 

J’ai pas vu le Week-end passer, je n’ai pas eut le temps de m’ennuyer.  J’étais épuisé. L’idée m’a vraiment motivé. J’ai rencontré différentes personnalités, vu différents projets, différentes façons de voir et de concevoir ses idées. C’était assez amusant de voir comment le stress et la fatigue montait. La tension était palpable dans la salle.

 

Au point de vue dev, j’ai décidé d’apprendre le Ruby. Le PHP c’est pour les gens qui ont le temps.

 

Au final, le SW m’a complètement coupé de ma semaine. L’évènement m’a complètement sorti de mon quotidien. Ca me prend encore maintenant : “J’ai envie de me faire un SW ce week-end, là !”. Je serais bien allé au #SWPa, quoique le #SWBdx a l’air d’avoir été très sportif !

 

Où en est votre projet ? Quel est votre futur proche ?

 

Maxime était incubé à Euratechnologies. Nous l’avons rejoins avec Benjamin. On a gardé le même concept. On a juste simplement jetée la réalisation du SW. Nous avons recommencé avec des applications natives et un serveur en Ruby. Benjamin fait l’application iOS et moi l’application Android. Notre objectif est de pouvoir proposer un service de qualité d’ici la fin de l’été.

 

Un petit conseil pour les futurs participant au suwe ? un conseil spécial pour les dev ?

 

Je pense qu’il faut voir le Startup Weekend comme un match de rugby. Faut surtout se lancer et se faire plaisir. Le SW c’est un peu comme un bac à sable, un espace clos dans lequel tu peux tenter des choses, expérimenter. Ca fait plusieurs fois que je vois des personnes qui ont des bonnes idées et qui ne savent pas comment se lancer. La réponse est simple, va au Startup Weekend ! Si ton idée est chouette, tu le sauras tout de suite et tu trouveras toutes les compétences qu’il faut pour la lancer.

 

Pour les devs en particulier, ne faites pas la même chose que d’habitude ! Venez au SW pour essayer une techno qui vous fait envie plutôt que celle que vous utilisez tous les jours. C’est ca qui est vivant !

 

une remarque, une réponse sans question ?

 

On arrête de discuter ? No Talk, All Action !

 

Startup Weekend Lille #4

C’est reparti pour un grand weekend de création et d’innovation à Lille !
L’équipe de StartNup organise son quatrième Startup Weekend lillois et nous espérons que le niveau va continuer de monter pour cette édition !
Nouveaux coaches, nouveau jury, nouvelle logistique pour les repas sans oublier les légendaires petits déjeuners Coffee Street et les incroyables locaux prêtés par EuraTechnologies !
En effet pour cette quatrième édition nous retournons sur les terres du plus grand centre d’innovation de la région !
La billeterie ouvrira Dimanche 30 Septembre à 19h !
Nous vous tiendrons au courant ici de l’avancée de la préparation et n’hésitez pas à vous rendre régulièrement sur lille.startupweekend.org afin d’avoir toutes les informations !
à bientôt !

Une Nouvelle année commence pour StartNup

C’est la rentrée et l’année StartNup s’annonce riche en évènements !

Ce blog va déjà devenir bien plus actif, vous pourrez y retrouver toute l’actualité de l’association évidemment mais aussi un suivi de l’entrepreneuriat de la région lilloise et le résultat de la veille effectuée par l’équipe de StartNup !

D’ores et déjà nous pouvons annoncer un nouveau Startup Weekend à Lille les 7, 8 et 9 décembre 2012 à Euratechnologies ! Une WaitList est mise en place avant l’ouverture de la billeterie fin septembre.

StartNup travaille aussi sur l’organisation de Week Up, une semaine sur l’entrepreneuriat courant février en partenariat avec Total Edhec Entreprendre et SIFE de Science Po Lille.

Viendront aussi d’autres évènements et d’autres initiatives dont nous vous parlerons en temps et en heure !

N’hésitez pas à Liker la page FaceBook et à nous suivre sur le compte @StartNup pour être tenu au courant de notre actualité !

En espèrant une belle année plein d’innovation !!

Cheers

Nicolas